Premiers soins

Avant de nous appeler

Nous assurons les urgences 24h/24 et 365j/an pour les animaux médicalisés dans notre clinique. N’hésitez pas à nous joindre au 03 85 57 08 71. Voici quelques questions à vous poser avant de nous appeler, les réponses seront autant d’informations pour nous aider à évaluer la situation :

  • Quelle a été l’évolution jusqu’à maintenant ? (quand est-ce apparu précisément, soudaineté/chronicité des symptômes)
  • Avez-vous pu prendre sa température ? (thermomètre rectal)
  • Proposez-lui un morceau de pain, une carotte, l’animal a-t-il de l’appétit ?
  • Est-il capable de se lever et de se déplacer ?
  • Si c’est possible, ouvrez-lui la bouche et regarder la couleur de sa langue/de ses gencives (ou sinon la couleur des muqueuses au niveau des yeux) ;
  • Moment et aspect de ses derniers crottins / urines ?
  • S’il s’agit d’un comportement anormal, n’hésitez pas à le filmer à la maison afin de pouvoir le montrer au vétérinaire lors de la consultation.

Quelques gestes à mettre en œuvre dans l’urgence :

  • Un animal avec des troubles convulsifs doit être mis au calme (dans le noir et sans source de bruit).
  • Un animal froid (température rectale inférieure à 36°C) doit être réchauffé (box, couverture)
  • Un animal chaud  (température rectale supérieure à 40°C) doit être refroidi (douche)
  • Une compression (avec une compresse ou un bandage) doit être appliquée lors de saignement

En toute circonstance, soyez sur vos gardes lors des manipulations car un animal stressé ou douloureux peut parfois avoir des réactions inhabituelles.

Pour les visites d’urgence comme pour les autres,  veillez à avoir un licol et de l’eau à disposition. Si besoin, pensez à préparer le dossier de l’animal avec ses traitements en cours et ses dernières analyses.

Soins de plaie

La gravité d’une plaie doit être évaluée en fonction de plusieurs points, voici ceux qui doivent impérativement vous conduire à montrer l’animal à un vétérinaire :

  • La localisation : une plaie sur les membres engendre plus facilement des complications ;
  • L’importance des saignements : si une compression de plusieurs minutes ne suffit pas à les calmer ;
  • La douleur générée par la blessure et l’état de l’animal (perte de conscience, prostration) ;
  • L’étendue et l’aspect de la plaie : si elle mesure plus de 2cm, si elle a tendance à s’ouvrir, si les muscles/ tendons/ os sont visibles.

Remarques : Si votre cheval présente une plaie, pensez à vérifier qu’il est bien à jour de sa vaccination contre le tétanos. Une plaie doit être recousue dans les 6h, au-delà de ce délai, elle sera considérée comme infectée et la cicatrisation sera perturbée.

Pour gérer une plaie à la maison, il faut commencer par la laver avec du savon, ce qui permet d’enlever d’éventuels corps étrangers (cailloux, herbes). Après avoir rincé et séché, il convient de désinfecter la plaie. Quasiment tous les désinfectants de la pharmacie familiale peuvent être utilisés : Biseptine®, Betadine®, Dakin® (attention aux produits contenant de l’alcool ou un excipient alcoolique qui peuvent piquer lors de l’application).

Ensuite, la désinfection doit être réalisée matin et soir afin de garantir une bonne évolution. On peut éventuellement appliquer un peu de miel ou une pommade cicatrisante après chaque désinfection. Si cela est possible, un pansement peut être mis en place afin de protéger la plaie et d’empêcher qu’elle ne sèche trop rapidement. En été, il faut penser à prendre des mesures pour éloigner les mouches.

Remarque : il est conseillé d’utiliser une compresse pour les soins locaux plutôt que du coton qui risque de se désagréger.

L’évolution normale d’une plaie est la formation d’une croûte en 4 à 5 jours et une cicatrisation progressive et complète en 8 à 10 jours. Si par contre, la plaie n’évolue pas, si le bourgeonnement est trop important, si une mauvaise odeur s’en dégage ou si l’animal est gêné il peut être nécessaire de consulter le vétérinaire.

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Préparer une visite

Pour les visites planifiables (identification, castration, vaccin par exemple), nous pouvons bien évidement prendre les rendez-vous à l’avance. Il est conseillé de nous appeler (03 85 57 08 71) au moins semaine à l’avance, sauf si vous avez un impératif d’emploi du temps ou si vous souhaiter un vétérinaire en particulier ce qui peut allonger le délai.

Pour les problèmes plus urgents, nous prenons les demandes au fur et à mesure et nous organisons les visites en fonction de l’urgence des différentes situations. Pour cette raison, il est parfois difficile pour nos secrétaires de vous donner une idée précise de l’horaire auquel  nous allons pouvoir nous déplacer chez vous, soyez assurés que nous mettons tout en œuvre pour vous servir au mieux.

En hiver, veillez à nous indiquer lorsque l’animal se trouve au pré, nous essayerons alors, dans la mesure du possible, d’effectuer la visite avant que le soleil ne se couche. Par ailleurs, si vous n’êtes pas sur place ou si vous avez à vous absenter, n’hésitez pas à en informer notre secrétariat. Il est tout à fait possible de vous passer un coup de téléphone lorsque le vétérinaire est en route (mais cela ne sera pas fait systématiquement, il est donc impératif d’en faire la demande).

Afin d’assurer le bon déroulement de la visite, l’équidé nous sera présenté en licol et le vétérinaire appréciera un peu d’eau tiède et du savon pour se laver les mains (et son matériel le cas échéant). Si d’autres précautions sont à prendre (besoin de plusieurs personnes ou d’installation particulière) nous vous en informerons à l’avance.

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Vaccination

En France, les chevaux sont couramment vaccinés contre deux ou trois maladies qui sont: le tétanos, la grippe équine et la rhinopneumonie (EHV-1/EHV-4).

Le tétanos: Le tétanos est dû à une toxine produite par une bactérie présente naturellement dans l’environnement du cheval. La toxine n’est produite qu’une fois la bactérie présente dans le corps du cheval. Une plaie, même superficielle, la pose d’une puce électronique, un abcès de pied ou une castration peuvent être le point de départ d’une tétanos, le cheval est une espèce qui est très sensible à cette toxi-infection. La forme clinique s’exprime par une paralysie spastique rapide aboutissant souvent à la mort de l’animal.

La grippe équine: Il s’agit d’une maladie virale peu mortelle (sauf chez les très jeunes) mais extrêmement contagieuse. Les chevaux porteurs contaminent d’autres chevaux essentiellement via la toux. La vaccination protège donc à la fois l’animal vacciné, mais également la population d’équidés à proximité. Cliniquement, on retrouve une forte fièvre (40-41°C) pouvant durer quelques jours, ainsi que des signes d’atteinte respiratoire (toux, augmentation de la fréquence respiratoire, écoulement nasal séreux…).

EHV-1/ EHV-4: Il s’agit d’une maladie virale très contagieuse, présentant 3 formes cliniques: forme respiratoire avec hyperthermie et toux (aussi appelé rhinopneumonie), forme abortive et forme neurologique.

Protocole vaccinal recommandé :

La vaccination peut être réalisée à partir de 6 mois chez équidés. Avant cette période, le risque d’interférence du vaccin avec les anticorps maternels annule les bénéfices de la vaccination.

Vaccination tétanos/grippe/rhinopneumonie:

  • Première injection à partir de 6 mois d’âge
  • Deuxième injection 4 et 6 semaines plus tard
  • Troisième injection 5 à 6 mois plus tard
  • Puis rappel annuel

Selon l’activité du cheval et les manifestations auxquels il participe, le protocole vaccinal peut être amené à changer. Il est notamment recommandé de faire vacciner tous les 6 mois contre la grippe et la rhinopneumonie les chevaux âgés ou à risque d’exposition élevé (participation fréquente à des manifestations équestres).

Concernant les juments gestantes, il est recommandé de les faire vacciner EHV-1 à 5, 7 et 9 mois de gestation, et de faire un rappel complet de vaccination 4 à 6 semaines avant le poulinage pour protéger le poulain via le colostrum.

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Obligations réglementaires

Pour tout propriétaire d’équidé, l’identification par puce électronique est obligatoire. Celle-ci est posée dans l’encolure et permet l’enregistrement de l’animal à l’IFCE (Institut Français du Cheval et de l’Equitation) et l’édition de sa carte d’immatriculation. Pour les poulains, cette identification doit avoir lieu avant leurs 8 mois. Tout changement de propriétaire doit être signalé à l’IFCE au plus tard 30 jours après la cession.

Le document d’identification d’un équidé présente un formulaire de suivi médicamenteux qui permet au vétérinaire d’exclure l’animal de la consommation humaine.

Les détenteurs d’équidés, qu’ils soient propriétaires ou non, doivent aussi se faire connaitre auprès de l’IFCE. Si plus de 3 équidés sont accueillis dans un même lieu, il est nécessaire de déclarer en plus un vétérinaire sanitaire auprès de la Direction Départementale en charge de la Protection des Populations (DDPP) dont dépend son lieu de détention. Tout changement de lieu de détention doit être déclaré dans les 30 jours. Un détenteur d’équidé doit en plus tenir un registre sanitaire dans lequel sont répertoriés, entre autre,  les mouvements d’animaux et les traitements qui leurs sont administrés.

S’occuper d’un cheval c’est aussi gérer sa fin de vie et les aspects matériels qui y sont liés. L’enfouissement d’un équidé est strictement interdite et passible d’amende. Il est donc obligatoire, même si cette démarche n’est jamais facile, de faire appel à un équarrisseur ou à une société d’incinération. Le coût de cette intervention n’est pas négligeable et nécessite souvent d’être anticipé.

La déclaration au SIRE de la mort d’un équidé est obligatoire et est enregistrée lorsque les papiers de l’équidé sont retournés au SIRE. En général les professionnels qui prennent en charge les corps peuvent s’occuper de cette démarche si vous leur fournissez les documents.

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Crédit photos : Eli’s Farm